C’est un des grands combats du XXIème siècle. L’urgence écologique est rappelée régulièrement par les scientifiques et relayée par les hommes politiques. A tous les niveaux, la société se transforment pour s’adapter à ces nouvelles préoccupations mondiales notamment à travers les nouvelles technologies.

Cela passe par des changements de législations mais aussi par de nouvelles habitudes et des initiatives volontaires. Le monde de l’événementiel n’est pas en reste. Dans les festivals de musique, manifestations culturelles et rencontres sportives de nouvelles propositions sont mises en place pour développer un rapport plus responsable et faire face aux problématiques écologiques. Quand l’événementiel s’adapte aux problématiques climatiques et de pollution, c’est l’objet de notre article.

Un événement : rendez-vous généralement peu éco-responsable

Le monde de l’événementiel a en effet sa part de responsabilité et son rôle à jouer face à l’urgence écologique. Par nature, un événement rassemble sur un temps donné et dans un espace limité un grand nombre de personnes. Ces mouvements de transition et ruptures dans les habitudes peuvent entraîner plusieurs formes de pollution.

Il y a tout d’abord celles liées au déplacement. Faire converger quelques centaines ou milliers de personnes en un même lieu peu entraîner la brûlure de nombreux litres de carburants.

Ensuite, l’installation d’infrastructures temporaires peut avoir un impact sur la flore et la faune locale. C’est d’autant plus vrai pour les événements en plein air comme les festivals de musique qui entraînent la mise en place de scène et autres barnums dans des champs.

Enfin, la présence d’une foule entraîne systématiquement une augmentation du nombre de déchets. Avec de grands niveaux de fréquentation, il est courant qu’on en retrouve par terre (gobelets, papiers…).

Quand les techniciens adaptent leur matériel

Conformément à la tendance écologique mondiale, tous les acteurs de l’événementiel mettent en place des réponses pour réduire leur impact sur l’environnement. Comme nous le rapport la société nantaise Lya Pro, des techniciens se tournent par exemple de plus en plus vers des solutions d’éclairage par Led, beaucoup moins gourmandes en énergie. D’une façon générale, les choix de matériels et les solutions de branchement sont de plus en plus influencés par des motivations environnementales.

La question de l’accès à l’événement

Gros poste de « dépense » écologique, la question de l’acheminement des participants fait aussi l’objet de plus en plus de réponse. Les événements tendent à se dérouler de plus en plus dans des lieux accessibles via les transports en commun. Les organisateurs n’hésitent plus à communiquer sur ce point en ne mettant pas uniquement l’aspect pratique en avant mais également la dimension écologique de cette situation.

Dans l’organisation de séminaires d’entreprises, d’événements culturels, de rassemblements sportifs ou de concert, l’organisation prend de plus en plus en compte l’écologie et est de plus en plus réticente à l’idée de s’installer en périphérie, accessible uniquement via un véhicule individuel.

Les grands festivals de musique sont souvent contraints de se dérouler à l’écart des villes pour des questions pratiques et de nuisance sonore mais pourtant, ils proposent de plus en plus de solutions originales pour réduire l’impact écologique de l’affluence du public. Ainsi, ces dernières années on a vu apparaitre :

  • Des navettes en bus depuis les villes alentours pour favoriser les transports en commun ;
  • Des partenariats avec la SNCF permettant aux festivaliers de bénéficier de billets à tarif préférentiel pour leur voyage ;
  • Des plateformes en ligne pour que les participants puissent organiser des covoiturages.

Des infrastructures de plus en plus écologiques

Les stands, scènes et WC sont également majoritairement pensés pour répondre aux exigences écologiques. Cela passe tout d’abord par une utilisation toujours plus courante de matériel renouvelable (bois) mais aussi par le déploiement toilettes sèches.

Les tables mises à disposition du public sont ainsi plus fréquemment conçues en bois recyclé. Il en est de même pour les assiettes, les couverts ou les serviettes.

Les matériels sont également couramment choisis pour être réutilisés plusieurs fois, par exemple à chaque édition au lieu d’être jeté à la fin de l’événement.

La révolution de l’écocup

Un des plus importants symboles dans le choix des matériaux est sans aucun doute l’écocup, ce gobelet recyclable en plastique qui a remplacé ces dernières années les verres jetables. Ces récipients sont consignés. L’utilisateur se voit donc remettre généralement 50cts ou 1€ lorsqu’il le ramène à l’issue de l’événement. Et cela se voit ! Les sols des lieux réceptionnant des événements ne terminent plus jonchés de débris en plastique comme cela pouvait être le cas par le passé.

La multiplication des poubelles de tri sélectif

Dans le même acabit, il n’est plus rare de retrouver dans les différentes manifestations des poubelles permettant de faire du tri sélectif. Depuis plusieurs années, la population est maintenant sensibilisée au tri des déchets, il était donc normal de voir ce type de structure apparaitre dans ces rendez-vous particulièrement générateurs de déchets.

Une communication écologique

Le dernier levier sur lesquels les évènements peuvent agir pour améliorer leur empreinte écologique se passe avant la manifestation elle-même, lors de la communication. Il est en effet possible pour les organisateurs de favoriser les supports numériques et de respecter le collage d’affiches dans des lieux dédiés et entretenus. Exit donc les distributions de flyers pour les événements grands public dont de trop nombreux exemplaires terminent par terre…

 

Durant les prochaines années, ces évolutions devraient se poursuivre avec une généralisation, voire une obligation des pratiques cités dans cet article mais aussi le développement de pratiques encore plus engagées : distribution d’aliments exclusivement locaux et bio, production d’énergie pendant l’événement, faire participer les spectateurs au nettoyage de la manifestation… les idées ne manquent pas !